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Actes officiels de la rébellion

Actes officiels de la rébellion

[p.136 : 4 : L'ENNEMI ABANDON YORKTOWN, L'ATTAQUE DÉPLACÉE À WEST POINT

Tous ces préparatifs étaient à peu près terminés, et nous étions occupés à fabriquer des échelles d'escalade, pensant que nous pourrions être appelés à attaquer les ouvrages de Gloucester Point, lorsque soudain, le matin du 4 mai, la nouvelle se répandit dans la flotte que l'ennemi avait évacué Yorktown. Pendant la journée, le général Franklin reçut l'ordre de prendre son commandement à Yorktown et de se préparer à remonter la rivière York.

Le lendemain matin, nous trouvâmes la plus grande partie de la flotte à Yorktown, tous les préparatifs que nous avions faits pour le débarquement l'accompagnant. C'était le jour de la bataille de Williamsburg. Au cours de la matinée, le général McClellan se rendit à Yorktown et tint une consultation avec le général Franklin. Il fut décidé qu'il se rendrait immédiatement avec son commandement à West Point, à la tête de la rivière York, et essaierait d'effectuer un débarquement sur la rive droite de cette rivière, juste à l'embouchure de la rivière Pamunkey. Toutes les informations que nous avons pu obtenir à ce sujet nous laissaient croire que Brick-House Point offrait les plus grands avantages à cet effet.

Un retard dans l'arrivée de certains des transports nous empêcha de quitter Yorktown le lundi, et il est probable que le général décida qu'il n'était pas sage de quitter cet endroit jusqu'à ce que le résultat de la bataille qu'ils se déroulaient à Williamsburg soit connu. Quoi qu'il en soit, l'ordre fut reçu du général McClellan tard dans la soirée de remonter immédiatement la rivière ; mais il faisait alors nuit, et il fut impossible de communiquer les ordres appropriés pour un tel mouvement de nuit ; en outre, un ou deux des gros transports s'étaient échoués dans la journée, et comme nous manquions de pilotes fluviaux, on craignait qu'un grand nombre d'entre eux ne s'échouent lors d'un mouvement de nuit. En fait, les officiers des canonnières [p.137] refusant de convoyer la flotte pendant la nuit, le général Franklin fut contraint de reporter le mouvement au matin.

Peu après le jour, le 6 au matin, nous nous sommes mis en route. C'était une journée claire, avec un vent fort. Rien de ce qui n'était pas prévu ne s'est produit lors de la remontée du fleuve. On peut mentionner, cependant, que la flotte était très dispersée, et que quelques-uns des pontons qui étaient remorqués par les vapeurs se sont détachés, causant un retard considérable. Vers 12 heures, cependant, les navires commencèrent à arriver à destination. Un ou deux petits bateaux ont été envoyés près du rivage pour sélectionner l'endroit exact où nous devions débarquer et faire les sondages nécessaires. L'eau s'est avérée être peu profonde à une distance considérable du rivage, et dans l'ensemble le lieu de débarquement n'était pas différent de celui pour lequel des préparatifs avaient été faits au-dessous de Gloucester. Ceci étant acquis, les canonnières prirent position afin de pouvoir engager un feu croisé sur l'ennemi, en cas d'opposition au débarquement.

On peut remarquer que l'endroit choisi pour le débarquement était un grand plateau plat, à seulement quelques pieds au-dessus du niveau de la rivière, et dégagé sur environ un mille du lieu de débarquement. La seule opposition qui aurait pu être faite au débarquement aurait été de l'artillerie, qui aurait pu être cachée dans les hauteurs boisées au-delà. Nous savions qu'aucune troupe de quelque force que ce soit ne se montrerait sur le plateau ouvert aussi directement sous le feu des canonnières.

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Documents officiels de la rébellion : volume onze, chapitre 23, partie 1 : campagne péninsulaire : rapports, pp.136-137

page Web Rickard, J (25 juillet 2006)


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